
La force de la communauté se mesure au soin qu’elle prend du plus faible de ses membres.
- Mêmes réduites les coupes décidées par le Canton dans le financement des EMS/EPSM restent préoccupantes.
- L’Etat ne devrait pas faire d’économies aux frais des personnes les plus vulnérables.
- Face au défi sans précédent résultant du vieillissement de la population et de l’augmentation des besoins en santé mentale, l’État devrait investir et non pas couper dans les budgets.
- Les EMS/EPSM sont résolus à maintenir la sécurité et la qualité de leurs prestations pour les bénéficiaires.
- Les EMS/EPSM en prenant à leur charge différentes obligations légales ces dix dernières années, sans financement, contribuent déjà aux économies.
Le Grand Conseil, lors de l’adoption du budget 2026, a décidé de limiter l’impact des coupes annoncées par le Conseil d’État dans le financement des EMS/EPSM.Grâce à la mobilisation associative et au soutien de députées et députés engagés, la perte de revenu est passée de CHF 23,5 millions à 7 millions.
Même réduites, ces coupes restent préoccupantes. Elles fragilisent durablement les capacités des institutions à garantir les prestations essentielles pour les bénéficiaires, tout en maintenant des conditions de travail soutenables pour des équipes déjà sous tension. La marge de manœuvre des EMS/EPSM s’en trouve encore plus limitée.
« On mesure la force de la communauté au soin qu’elle prend du plus faible de ses membres (Constitution). »
L’État ne devrait pas faire des économies aux frais des personnes les plus vulnérables. À la veille d’un défi sans précédent résultant du vieillissement de la population et de l’augmentation des besoins en santé mentale, l’État devrait investir et non pas couper dans les budgets. Les efforts imposés viennent s’ajouter aux charges découlant d’obligations légales ces dix dernières années qui ne sont pas financées par l’État. Les EMS/EPSM contribuent déjà largement aux économies du Canton.
Les EMS/EPSM restent pleinement déterminés à offrir des prestations de qualité pour l’ensemble des bénéficiaires dans le cadre des moyens qui leur sont alloués. Plus que jamais, nous réaffirmons la nécessité de garantir un financement adéquat des prestations essentielles et ainsi préserver la sécurité ainsi que la qualité de vie des bénéficiaires.
Nous remercions chaleureusement toutes celles et ceux qui s’engagent pour défendre la qualité des prestations en EMS/EPSM. En particulier : les 64 députées et députés qui ont tenté jusqu’au bout des débats d’invalider toute coupe dans le financement des EMS/EPSM et ESE dont les députées Géraldine Dubuis et Oriane Sarrasin, les députés Sébastien Cala, Julien Eggenberger et Blaise Vionnet. Leur mobilisation a été essentielle. Elle témoigne de l’importance de préserver un accompagnement digne. Pour garantir un financement pérenne et à la hauteur des besoins réels, l’engagement du Conseil d’Etat et du Grand Conseil dans les années à venir sera crucial.